Mûres dans un panier de récolte en osier

Pourquoi nous être tournés vers la cueillette des mûres ?

Un petit rappel s’impose : initialement, notre SARL intitulée « La Ferme d’Escoubes » avait pour ambition de créer une apiculture de qualité. En effet, le choix d’implanter nos ruches peu nombreuses sur nos terres situées dans le cirque de Navacelles, nous a permis de produire un miel reconnu « d’excellence ».

Nos abeilles ont effectivement la chance de vivre dans un biotope exempt de toute pollution, puisque le site classé Patrimoine de l’Unesco, dans lequel sont implantés nos ruchers, ne comporte ni industrie ni cultures polluantes. Nos apidés peuvent ainsi butiner les nombreuses plantes mellifères sauvages que l’on trouve sur ces terres : le thym, la lavande, la sarriette, le romarin…

Après deux années de bonne récolte et de retours gratifiants, nous avons subi à la fin de cet été 2024 une baisse importante de la production, partagée malheureusement par de nombreux apiculteurs. Cette diminution de miel est multifactorielle et devient de plus en plus difficile à enrayer : il y a d’abord la météo qui n’a pas été favorable cette année, avec un printemps frais et pluvieux.

Et puis il y a les problèmes récurrents que chaque apiculteur rencontre comme les intoxications et le manque de diversité de la végétation, dont, fort heureusement, le cirque de Navacelles est exempt.

Le fléau national est, entre autres, le frelon asiatique, arrivé en France en 2004, et qui s’est rapidement imposé comme une menace pour nos écosystèmes, puisque présent sur plus des trois quarts du territoire national, provoquant une mortalité d’environ 40% dans les ruches.

Pour autant, il est recommandé de ne pas écraser un frelon asiatique car cette action peut s’avérer contre-productive et dangereuse. En effet, si vous écrasez un frelon, il va libérer une phéromone d’alarme. Cette substance odorante alerte ses congénères d’un danger imminent, provoquant une réaction défensive de la colonie.

En plus de ces éléments toxiques pour les colonies d’abeilles, se rajoute le varroa, acarien minuscule, qui se reproduit dans les ruches et qui s’attaque au système immunitaire des abeilles dont il est complètement dépendant pour sa survie. Il existe plusieurs traitements vétérinaires contre ce parasite, mais son éradication demeure difficile.

Du coup, face à cette mauvaise année, il nous a fallu faire un choix :  ou abandonner définitivement notre activité ou la diversifier. Nous avons réalisé que le Causse de Blandas abrite de nombreuses plantes et de nombreux arbres fruitiers, loin des pollutions de toutes sortes.

Aussi, nous avons eu l’idée de valoriser ce patrimoine naturel privilégié en utilisant les fruits et plantes du Causse. Nous nous sommes d’abord intéressés aux mûres et avons eu l’idée de faire revivre la recette familiale des confitures, transmise depuis 5 générations, dès l’année 1882, par Apollonie Raymond, arrière-grand-mère de Brigitte Guillet, qui a donc repris la tradition.

Notre activité apicole est donc pour l’instant en sommeil, dans l’attente de meilleures conditions conjoncturelles. Dès que nous le pourrons nous continuerons à offrir aux amoureux des produits sains et naturels notre miel d’excellence, qui, de par sa nature et le nombre d’essaims, restera limité en quantité ! Alors, comme avec notre miel, régalez-vous avec notre confiture de mûres Premium !

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